lundi 15 janvier 2018

Mesure

Cette année 2018 commence mal. Trump ridiculise une des nations les plus puissantes de cette planète, les promesses environnementales des uns et des autres prennent du plomb dans l’aile et les populistes n’en finissent pas de prendre du pouvoir.

Cela dit, on se moque du mur que Trump veut dresser entre les USA et les « pays de merde », mais on en construit d’autres, chez nous.

Entre les femmes et les hommes, les homos et les hétéros, les Français pas de souche et les autres. Encore un petit effort et chaque communauté, sociale, raciale, sexuelle, genrée… finira recluse dans son ghetto.

Quel avenir pour l’homme ? La femme ? C’est mal barré. Depuis que le débat public s’est empêtré dans ses fosses de basse-cour pour dénoncer - ou pas - les porcs, les sexes se collent des noms d’oiseaux à tout bout de champ.

C’est dingue, tout de même, de ne pas parvenir à trouver la juste mesure avec autant de balances.

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Billet initialement publié ici.

samedi 19 août 2017

Déclin

L'augmentation du nombre d'actes terroristes accompagne (nourrit, même) celle des déclinistes.

Nous, occidentaux, serions victimes des radicaux car porteurs de valeurs décadentes. L'absolutisme des libertés et l'effacement des frontières ont suscité une peur du vide. Ou de l'invasion.

Déclin économique, démographique et idéologique, l'idée de la chute atteint des sommets, l'effondrement est en pleine ascension et le déclinisme est devenu l'idéologie montante.

Qu'en est-il dans les faits ? Est-ce démontré scientifiquement ? Difficile à dire. En tout cas, selon une récente étude scientifique publiée récemment dans la revue Human Reproduction Update, le nombre de spermatozoïdes a chuté de 52,4 % dans les pays occidentaux en quarante ans.

Bref, c'est plus le déclin : c'est la débandade.

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Billet initialement publié ici.

mercredi 10 mai 2017

Plancher

Quand l'être humain a-t-il sombré dans l'alcoolisme ? En descendant des arbres, selon une étude menée par un généticien du Santa Fe College, à Gainesville aux États-Unis ; « Il y a dix millions d'années, une mutation est survenue chez l'ancêtre africain des humains et des grands singes », explique Matthew Carrigan.

Une mutation qui « lui a permis de métaboliser l'éthanol, ou alcool éthylique, quarante fois plus rapidement ». Cette mutation a été déclenchée quand les primates arboricoles et frugivores ont été obligés de descendre de leurs arbres nourriciers en raison de leur raréfaction à la suite d'un assèchement climatique.

Ils ont alors commencé à se nourrir de fruits tombés au sol, parfois fermentés. Bref, c'est la descente au rez-de-chaussée qui leur a permis de planer. Restait plus qu'à inventer l'éthylotest et les suspensions de permis pour les faire redescendre sur terre.

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Billet initialement publié ici.