vendredi 20 avril 2018

Draisines

Réforme, grèves… Comment se sortir de l’impasse ferroviaire ? Grâce aux « bus Macron ».

Certaines compagnies n’hésitent d’ailleurs pas à surfer sur le conflit pour proposer leurs services. Mais est-ce durable ? En effet, à force de fermer des lignes de chemin de fer et de mettre des cars sur le bitume, il est bien possible qu’on finisse par saturer le réseau routier.

On imagine aisément les conséquences les plus fâcheuses : les « bus Macron » en retard. De tels dysfonctionnements entraîneraient inévitablement une réforme des réseaux de « bus Macron » et par conséquent… des grèves.

Mais vu qu’au fil du temps, le nombre de kilomètres de lignes de chemin de fer désaffectées ne cesse d’augmenter, on peut imaginer que les compagnies de « bus Macron » auront la bonne idée de faire rouler leurs engins dessus. Suffit juste de changer de roues et de recruter des cheminots.

mercredi 21 février 2018

Patienter

Tant de bagnoles sur les routes, de chariots à roulettes derrière la caisse, de patients dans la salle d’attente, de passagers dans les trains… Vous avez parfois ce sentiment désagréable qu’on commence à se marcher dessus sur cette planète ? Vous avez raison.

Si à l’aube de l’humanité, l’espèce humaine ne comptait qu’une centaine de milliers d’individus, la population sur Terre aurait atteint le milliard en 1800 et les six milliards en 1999. Une terrible accélération qui nous mène aujourd’hui à coexister avec 7,4 milliards de semblables.

Cela dit qu’on se rassure : la nature régule. Il y a environ 150.000 ans, un épisode glaciaire aurait fait chuter la population à quelque 100.000 individus et, en 73.000 av. J.-C., l’éruption du volcan Toba, en Indonésie, aurait réduit l’humanité à seulement 10.000 représentants.

Bref, si vous trouvez qu’il y a trop de monde, faut juste patienter.

lundi 15 janvier 2018

Mesure

Cette année 2018 commence mal. Trump ridiculise une des nations les plus puissantes de cette planète, les promesses environnementales des uns et des autres prennent du plomb dans l’aile et les populistes n’en finissent pas de prendre du pouvoir.

Cela dit, on se moque du mur que Trump veut dresser entre les USA et les « pays de merde », mais on en construit d’autres, chez nous.

Entre les femmes et les hommes, les homos et les hétéros, les Français pas de souche et les autres. Encore un petit effort et chaque communauté, sociale, raciale, sexuelle, genrée… finira recluse dans son ghetto.

Quel avenir pour l’homme ? La femme ? C’est mal barré. Depuis que le débat public s’est empêtré dans ses fosses de basse-cour pour dénoncer - ou pas - les porcs, les sexes se collent des noms d’oiseaux à tout bout de champ.

C’est dingue, tout de même, de ne pas parvenir à trouver la juste mesure avec autant de balances.

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Billet initialement publié ici.