mercredi 10 mai 2017

Plancher

Quand l'être humain a-t-il sombré dans l'alcoolisme ? En descendant des arbres, selon une étude menée par un généticien du Santa Fe College, à Gainesville aux États-Unis ; « Il y a dix millions d'années, une mutation est survenue chez l'ancêtre africain des humains et des grands singes », explique Matthew Carrigan.

Une mutation qui « lui a permis de métaboliser l'éthanol, ou alcool éthylique, quarante fois plus rapidement ». Cette mutation a été déclenchée quand les primates arboricoles et frugivores ont été obligés de descendre de leurs arbres nourriciers en raison de leur raréfaction à la suite d'un assèchement climatique.

Ils ont alors commencé à se nourrir de fruits tombés au sol, parfois fermentés. Bref, c'est la descente au rez-de-chaussée qui leur a permis de planer. Restait plus qu'à inventer l'éthylotest et les suspensions de permis pour les faire redescendre sur terre.

- - -

Billet initialement publié ici.

lundi 10 avril 2017

Mousse

« Élu et efficace, c'est possible », proclame la publicité d'un liquide pour vaisselle arborant l'écharpe tricolore.

La réclame n'est pas du goût du maire de Rueil-Malmaison qui, y voyant une « atteinte aux symboles de la République », a fait retirer les affiches dans sa commune. Patrick Ollier, par ailleurs député LR et ancien ministre (2010-2012), estime que « ce montage associant l'écharpe tricolore, symbole de la République, à ce produit ménager dévalorise la fonction de l'élu et participe aux campagnes populistes de dénigrement de la fonction d'élu ».

Dès lors, pour l'ancien président de l'Assemblée nationale (2007), « il s'agit d'une intolérable atteinte à l'image des représentants de la République française ». Cela dit, si certains candidats pouvaient arrêter de promettre de laver plus blanc que le blanc, on s'épargnerait beaucoup de mousse médiatique.

- - -

Billet initialement publié ici.

samedi 8 avril 2017

Cannibales

James Cole, spécialiste du paléolithique à l'Université de Brighton, au Royaume-Uni, a établi un tableau des différentes parties du corps humain indiquant leur poids respectif et leur valeur nutritionnelle exprimée en calories (graisse et protéines).

De cette table, publiée jeudi dans la revue Scientific Reports, il ressort qu' « au niveau individuel, l'homme affiche un taux calorique peu élevé. Et même si vous mettez cinq ou six individus, cela procurera toujours moins de calories qu'un seul cheval ou un bison », note James Cole.

Avons-nous changé depuis le paléolithique ? Incontestablement. L'homme a fait du cannibalisme un tabou et c'est tant mieux. Cela dit, en cherchant bien, on trouve encore aujourd'hui certains de nos congénères qui, ayant faim de pouvoir, chassent les électeurs pour casser la croûte.

- - -

Billet initialement publié ici.